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le chasseur écologiste : une fausse polémique ?

Dernière modification : jeudi 6 septembre 2018

Des lors que la fédération nationale des chasseurs a fait sienne la modification par ajout d’un point d’interrogation (?) suggérée par l’ARPP, à l’accroche "Les chasseurs, premiers écologistes de France (?)" on peut s’interroger (?) sur la pertinence de la qualification de censure par l’ARPP véhiculée par la Presse..

Depuis quelques jours, la Presse d’information crie au scandale sur la censure supposée par ajout d’un point d’interrogation à son accroche "Les chasseurs, premiers écologistes de France (?)" .

Nous l’avons téléchargée sur le site même de la FNC.

Ce reproche ne nous parait pas pertinent.

Le motif, réel celui là, est que d’une affirmation, l’accroche devient une interrogation (?), et même un doute.

C’est certainement regrettable, mais la consultation préalable d’un professionnel du droit de la publicité aurait pu l’éviter.

La campagne initiale de la Fédération Nationale de Chasseurs est une campagne de lobbyisme (au noble sens du terme).

Elle n’a pour cette raison pas un objectif d’information, mais de conviction de la justesse de ses objectifs.

Ses publicités n’en sont que plus difficiles au regard de la Loi.

La FNC a donc imaginé une campagne nationale dont l’accroche était une affirmation vantant la qualité d’écologiste du chasseur.

Son argumentation est pertinente, mais autant discutable que polémique.

Consultée par la régie publicitaire du Metro parisien, l’ARPP a fait justement observer que l’affirmation était insuffisamment démontrée par le renvoi à un simple sondage réalisé qui se révèle même n’être qu’un simple questionnement d’auditeurs d’une émission de radio.

Le caractère exact de l’affirmation nous parait effectivement insuffisamment démontrée, alors que la publicité doit être sincère et vérifiable.
Si le résultat à la question posée était déclaré en fin d’émission OUI à 60 %, aucune indication n’était donnée ni sur le nombre de réponses, ni sur la représentativité du panel d’auditeurs ayant répondu.

Par ailleurs, comme le rappelle l’ARPP dans un communiqué de presse,

"... aux termes de l’article 4 de la Charte d’engagement et d’objectifs pour une publicité éco-responsable, les professionnels de la publicité se sont engagés à consulter l’ARPP, avant toute campagne nationale ayant recours à des arguments écologiques, ce qui est le cas en l’espèce".

Interrogée par le support, ’ARPP ne pouvait qu’émettre des réserves sur cette affirmation hautement polémique dans la population, comme l’atteste le nombre de réactions à la campagne publicitaire.

Nous approuvons cette analyse,

Comme nous approuvons la FNC d’avoir accepté de modifier sa publicité malgré de caractère dévastateur de ce simple point d’interrogation, qui au lieu de convaincre introduit le doute dans le public.

Mais la campagne était lancée, les espaces achetés pour un prix nécessairement important pour l’association, et la création publicitaire validée....

Sa décision était donc pertinente pour limiter la casse.

Mais nous devons le rappeler, la raison d’être de notre Cabinet est justement de conseiller en amont, pas de rafistoler une campagne qui aurait mérité d’être mieux préparée.

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