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Publicité Tabac en télévision - obligation d’occulter les publicité Tabac pour les retransmissions en différé des sports mecaniques

le CSA impose désormais à toute retransmission en différé d’evennements sportifs de faire disparaitre toute référence à un produit du tabac - Cette décision fait suite à un arret de la Cour d’appel de paris en data du 24 septembre 2007.

Partant de la variante jurisprudentielle spécifique au tabac de la définition de retransmission des compétitions de sports mécaniques donnée par la Cour d’appel de Paris, le CSA impose d’occulter toute référence au tabac dans les retransmissions en différé de sports mecaniques, celles ci n’étant plus selon la Cour des retransmissions autorisées.

On rappelera que déja la définition de la publicité est extraordinairement large en matière de tabac, la jurisprudence considérant que tout référence directe ou indirecte constitue une publicité.
Par exemple, la cigarette de Gainsbourg ou la pipe de Georges Brassens sont désormais bannies.

Extrait du Communiqué du CSA (15 janvier 2008) :
Le premier alinéa de l’article L. 3511-3 du code de la santé publique interdit, quel que soit le support, "la propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac ou des produits du tabac ainsi que toute distribution gratuite [...] ".

Néanmoins, l’article L. 3511-5 du même code dispose que " la retransmission des compétitions de sport mécanique qui se déroulent dans des pays où la publicité pour le tabac est autorisée peut être assurée par les chaînes de télévision".

Dans un jugement du 30 mars 2006 (TGI Paris, CNCT c/ SA France Télévisions, SA France 2, 0602508127), le Tribunal de grande instance de Paris a considéré que "la relation d’un événement, qu’il soit ou non lié au sport, s’inscrit dans le cadre général de l’information ; qu’à ce titre, l’on ne saurait isoler l’événement de ce qui l’entoure et en est le support nécessaire [...]".

La notion de "retransmission" prévue à l’article L. 3511-5 du code de la santé publique était interprétée de manière très large.

Elle ne se limitait pas à la compétition elle-même mais comprenait également tout ce qui entoure cette manifestation et qui participe à l’information des téléspectateurs.

Par ailleurs, les tribunaux ne faisaient aucune distinction entre la retransmission en direct et la retransmission en différé de la compétition.

Le 24 septembre 2007, la cour d’appel de Paris a adopté une définition beaucoup plus restrictive de la notion de "retransmission des compétitions de sport mécanique".

Les techniques actuelles permettant de supprimer, lors de la diffusion en différé, toute référence à des marques de cigarettes, elle a estimé que l’exception prévue par l’article L. 3511-5 ne devait concerner que la retransmission sportive en direct.

Dès lors que des marques de cigarettes apparaissent dans des émissions programmées plusieurs heures ou plusieurs jours après la compétition proprement dite, le service de télévision viole l’article L. 3511-3 du code de la santé publique. La Cour d’appel de Paris a donc considéré que les journaux télévisés, les interviews, les rediffusions, les génériques ou les bandes annonces n’entraient pas le champ d’application de l’exception prévue à l’article L. 3511-5 du code de la santé publique.

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